Sommaire du guide 6 parties
- Calculez le coût complet du salarié hors de son poste.
- Tenez compte des imprévus : retards, attente, correspondances et retour.
- Externalisez surtout les trajets qui ne nécessitent aucune compétence interne spécifique.
Le coût visible d’un déplacement interne
Lorsque le garage envoie un salarié, il paie son temps, son trajet aller ou retour, le carburant et parfois les péages. Ces dépenses sont faciles à comptabiliser et donnent l’impression que la solution interne est économique.
Mais ce calcul oublie ce que la personne ne fait pas pendant qu’elle conduit.
Le coût caché : l’activité qui ne se fait plus
Un mécanicien absent ne facture pas d’heures atelier. Un vendeur absent ne reçoit pas de prospects et ne rappelle pas ses leads. Un chef de parc en déplacement ne coordonne pas les véhicules présents.
La valeur économique du temps dépend donc du poste. C’est souvent elle qui fait basculer la comparaison.
Quand garder le transfert en interne ?
Un trajet court, intégré naturellement dans une autre mission ou nécessitant une compétence spécifique peut rester pertinent en interne. Il n’est pas nécessaire d’externaliser chaque mouvement.
La logique consiste plutôt à protéger les fonctions les plus difficiles à remplacer.
Quand le convoyeur devient plus logique
Les longues distances, livraisons clients, transferts inter-sites et missions avec retour compliqué sont de bons candidats à l’externalisation. Le garage achète alors du temps disponible pour ses équipes.
- trajet de plusieurs heures
- retour en transport complexe
- planning atelier chargé
- commercial déjà très sollicité
- besoin de livraison client structurée
Calculer le vrai temps immobilisé par un salarié
Pour comparer correctement, additionnez le trajet jusqu’au véhicule, la conduite du véhicule, le retour du salarié, les attentes et le temps administratif. Une mission de trois heures de volant peut facilement consommer une demi-journée de disponibilité. Si le salarié est un technicien ou un vendeur, il faut aussi considérer ce qu’il ne produit pas pendant ce temps.
Le convoyage est intéressant quand cette indisponibilité coûte plus cher ou désorganise davantage que la prestation externe. Le calcul doit donc partir de votre organisation réelle, pas uniquement du salaire horaire.
- temps aller pour rejoindre le véhicule
- temps de conduite de la mission
- retour en train, voiture ou transport
- attentes et coordination
- activité métier non réalisée pendant ce temps
Créer une règle de décision simple
Un groupe automobile peut fixer un seuil interne : au-delà d’une certaine durée ou lorsque le poste concerné est saturé, le convoyage est proposé par défaut. Cette règle évite de rediscuter chaque mission.
Le bon modèle n’oppose pas équipe interne et convoyeur : il utilise chacun là où il est le plus efficace.
Pas besoin de tout connaître pour demander un devis.
Deux adresses, un véhicule et une date suffisent pour lancer l’étude de la mission.
Les réponses utiles avant de décider.
Comment calculer le coût horaire réel d’un salarié ?
Il faut intégrer le coût employeur et surtout la valeur de l’activité qui n’est pas réalisée pendant le déplacement. Le calcul varie fortement selon le poste.
Le convoyeur peut-il récupérer une reprise chez un client ?
Oui si le véhicule est apte à circuler et si les conditions de prise en charge sont clairement organisées.
Peut-on tester le service sur une seule mission ?
Oui. Une mission ponctuelle est un bon moyen de comparer concrètement le temps mobilisé en interne et le fonctionnement d’un convoyage externalisé.
