Sommaire du guide 6 parties
- Additionnez le coût employeur, les frais de trajet et le temps non productif.
- Valorisez différemment le temps selon le métier du salarié.
- Comparez ce coût complet au devis d’un prestataire, pas uniquement au carburant.
Le calcul incomplet que beaucoup d’entreprises font
Un transfert interne est souvent considéré comme « presque gratuit » parce que le salarié est déjà payé. Cette logique oublie que son temps est une ressource limitée et qu’il aurait été utilisé autrement sans la mission.
Le bon calcul commence donc par le temps total porte-à-porte, y compris les correspondances et l’attente.
Les frais directs à intégrer
Billet de train, taxi, VTC, carburant, péages, repas éventuel et stationnement peuvent s’ajouter. Sur certains trajets, le retour du salarié devient plus complexe et plus coûteux que le déplacement du véhicule lui-même.
- temps salarié complet
- coût des transports aller ou retour
- carburant et frais de route
- éventuels frais de repas ou stationnement
- temps de coordination administrative
Le coût d’opportunité dépend du poste
Une heure d’un commercial, d’un technicien ou d’un manager ne produit pas la même valeur. Le calcul peut donc être adapté : chiffre d’affaires généré, facturation atelier, dossiers traités ou simple coût employeur.
Même une estimation prudente donne une comparaison plus juste qu’un calcul limité aux dépenses de voyage.
Exemple de raisonnement sur une journée de transfert
Imaginez un salarié qui prend un train le matin, récupère une voiture à midi et revient en fin d’après-midi. La journée est presque entièrement consommée par le mouvement. Le véhicule est bien arrivé, mais aucune autre mission n’a été accomplie.
Un convoyeur externalisé remplace cette journée de logistique par un coût connu à l’avance.
Les coûts que le salaire horaire ne montre pas
Le salaire chargé n’est qu’une partie du calcul. Il faut ajouter le temps pendant lequel le collaborateur n’effectue pas son métier, le billet de train ou le véhicule suiveur, les repas éventuels, les kilomètres supplémentaires et le risque de perturber son planning. Sur une journée, l’écart avec une prestation spécialisée peut se réduire très vite.
Cette comparaison est particulièrement importante pour les profils à forte valeur opérationnelle : techniciens, commerciaux, responsables de site. Leur disponibilité a souvent plus de valeur pour l’entreprise que l’économie apparente réalisée en les faisant conduire.
- coût salarial chargé
- temps métier non produit
- transport aller ou retour
- frais annexes de déplacement
- désorganisation du planning
Utiliser ce calcul comme outil de décision
L’objectif n’est pas de prouver que l’externalisation gagne toujours. Il s’agit de définir à partir de quelle durée ou distance elle devient plus logique pour votre organisation.
Une règle interne simple permet ensuite aux équipes de choisir rapidement.
Pas besoin de tout connaître pour demander un devis.
Deux adresses, un véhicule et une date suffisent pour lancer l’étude de la mission.
Les réponses utiles avant de décider.
Faut-il inclure le salaire complet ou uniquement le temps de trajet ?
Il faut au minimum valoriser le temps total mobilisé. Pour une analyse plus fine, utilisez le coût employeur ou la valeur de production du poste.
Et si le salarié profite du trajet pour travailler dans le train ?
Vous pouvez réduire la valeur du temps perdu sur cette partie, mais le temps de conduite et les contraintes de récupération restent indisponibles.
Comment comparer avec un devis de convoyage ?
Comparez les deux coûts complets sur le même périmètre : frais, temps, contraintes et résultat attendu.
